Pas toujours facile d’aider nos élèves en mathématiques ! Malgré des méthodes renouvelées, certains restent sur le bord du chemin et, en regardant de plus près, on se rend compte que la numération n’est pas toujours construite correctement.

Tout en continuant d’adapter la classe pour qu’ils puissent prendre un maximum des nouvelles compétences travaillées, il est parfois nécessaire de faire un pas sur le côté pour aller déconstruire/reconstruire la compréhension du système de numération.

De mon côté, j’ai essayé d’imaginer une séance type pour aider les élèves en difficulté à lier davantage le nombre entendu, le nombre lu/écrit et la quantité représentée. La séance est pensée pour des élèves de CE1/CE2/CM1/CM2 (par exemple en APC) et pour l’aide spécialisée #teamASH.

La préparation

Rien de très original ni d’innovant, une tâche simple à organiser mais qui garde de la complexité pour que chaque élève ait la place de rencontrer ses difficultés. J’ai aussi essayé de pointer différents obstacles auxquels se heurtent régulièrement mes élèves ainsi que des idées pour tenter de les franchir.

En parallèle de la séance, je ne peux que vous conseiller la lecture de cette « mini bible » de la numération (courte et concrète) : Premiers pas vers les Maths de Rémi Brissiaud et un super webdoc de CANOPE autour de la façon de « parler les nombres » de Stella Baruk.

Le matériel

Pour le matériel, rien de très exotique non plus 😉

→ Les cartons Montessori

→ Le matériel base 10 « Lubienska » : en bois et sans aucune couleur

Le bois, c’est parce que ce matériel est plein, contrairement au matériel plastique qui est souvent vide. Les cubes sont donc réellement là et la masse est proportionnelle à la quantité. Une barre de 10 pèse 10 cubes, une plaque de cent pèse bien 100 fois un cube… C’est une aide supplémentaire pour lier le nombre écrit/dit à la quantité représentée.

Il n’y a aucune couleur parce que c’est parfois contre productif pour les élèves en difficulté. Comprendre la numération ce n’est pas simplement lier un matériel au tableau de numération – les plaques jaunes dans la colonne jaune, les barres rouges dans la colonne rouge et les cubes bleus dans la colonne bleue – car on risque une nouvelle fois de laisser la quantité représentée sur le bord du chemin.
Les couleurs peuvent aussi contribuer à induire que c’est la couleur qui détermine la valeur et non la position dans le nombre (tableau de numération en couleurs) ou la quantité représentée (matériel en couleurs).

Bonus : des manuels adaptés pour les élèves en difficulté et les enfants « dys »

Si vous utilisez la méthode « Vivre les maths », il existe désormais une version adaptée du fichier !
Pour découvrir, c’est par ici : Fichiers adaptés dys – Vivre les maths CE1/CE2/ULIS
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